Circuit : les lacs et barrages du Lévézou

Circuit : Pont de Salars - Le Vibal - le Moulin Fabre - Arques - Ségur - Méjanès - Lac de Pareloup - le pont de la Cléta - Les Vernhes - St martin des Faux - Arvieu - Alrance - Villefranche de Panat - St Amans - Le Truel - Le Pouget - Villefranche de Panat - Alrance - Bonneviale - la retenue de Pareloup - Canet de Salars - Lac de Bage - Pont de Salars

Durée : 145 kms

 

Les cinq lacs de l'ensemble sont implantés sur les plateaux du Lévézou à la surface vallonnée, dont le sous-sol est formé de gneiss, de micaschistes et de calcaire. En 1947 pour creuser les galeries reliant les lacs entre eux, ce sont des mineurs de métier qui assurent ce délicat travail car la roche friable nécessite un grand savoir-faire. La perforation des galeries demande de gros efforts aux mineurs, et des explosifs sont nécessaires en grande quantité. L'entreprise Ballot, par un décret de janvier 1948 va établir et exploiter des dépôts permanents sur les différents chantiers, qui sont gardés jours et nuits. Par exemple, à Pont de Salars 5625 kilos de dynamite étaient, barricadés et gardés au lieu-dit : La Bergerie.
Les équipes d'ouvriers se relayant sans cesse, le chantier ne s'arrête pas. Un syndicat des ouvriers de l'Entreprise fut créé vers 1947. Une seule grève éclata au printemps 1950 ; motif : les ouvriers travaillant le dimanche ne pouvaient se rendre à l'église.
Durant 7 ans, une agitation particulière va animer ces lieux, où la marche du temps sera ponctuée par le bruit de la sirène. Puis peu à peu le brouhaha du chantier s'estompe et disparaît, les eaux montent ; le paysage se modifie, les lacs apparaissent, les ouvriers quittent les lieux et la région, un certain calme s'établit, un temps nouveau est venu. C'est en 1954 que les derniers agents d'EDF partent définitivement.

 

Départ de l'Office de Tourisme de Pont de Salars. Prendre la direction Rodez ; à la première intersection prendre à droite direction : Le Vibal - la Plage des Rousselleries, par la D 523.

 
 

Pont de Salars

Pont de Salars

Situé au cœur du département de l'Aveyron, Pont-de-Salars est une des portes des Monts du Lévézou, à une altitude de 700 mètres.
Le nom de Salars évoque pour certains le mot latin " sal ", sel en français. La « Salaria Via. » était autrefois le nom donné à la route empruntée pour le transport du sel, venant des salins de la Méditerranée. La langue d'oc aurait fait évoluer le mot " Salaria " en Salars, pour désigner un lieu précis où transitait le sel.

La retenue de Pont de Salars

La retenue de Pont de Salars

Le barrage est sur la droite de la route menant au Vibal, ouvrage de 38,50 mètres de haut, longueur de la crête 183 mètres, pour un volume de béton de 35 000 m3, et un total de la retenue de 20 500 000 m3 d'eau à la cote 718. Une galerie de 2700 m de longueur et de 2,60 m de diamètre le relie au lac de Bage (les eaux s'y acheminent par gravité). À l'entrée de la crête, voir le schéma EDF.
Le barrage a été construit sur le Viaur. Ce cours d'eau prend sa source à la Tousque, à côté de Vezins de Lévézou, à 800 m d'altitude. C'est un affluent de l'Aveyron, dans lequel il se jette à Laguépie, après avoir parcouru 130 km.
Il y a quelques années, le Viaur n'était qu'un ruisseau de montagne roulant au creux de failles profondément taillées dans les rochers. Ses eaux étaient rapides, fougueuses et bouillonnantes par endroits, lorsque quelques grosses rocailles venaient en contrarier le cours. Bloqué de nos jours par le barrage en amont de Pont-de-Salars il s'est totalement transformé, mais, au-dessous du barrage, il reprend son aspect primitif.
Le barrage de Pont de Salars fait partie de l'ensemble des barrages hydroélectriques de la chute du Pouget, soit 5 retenues construites en même temps par la même entreprise. (Voir le schéma E.D.F.).
L'idée première de la réalisation d'un complexe hydroélectrique date de juillet 1922, une étude topographique est menée en 1936 et c'est en 1946, après la libération, à la naissance d'E.D.F., dans le cadre du Plan Marshall qui prévoit la reconstruction et l'électrification de la France, que l'aménagement du chantier de la chute du Pouget est déclaré d'urgence publique le 21 juin 1946. À cette époque, on prévoyait une exécution rapide des travaux : 3 ans au plus. En réalité, l'usine ne fonctionnera que 7 ans après la mise en chantier.
Le grand chantier du complexe du Pouget : Pont-de-Salars, Pareloup, Bage, Villefranche de Panat et Saint Amans, les 5 lacs (+ la chute du Pouget), fut confié à une très grande société de travaux publics, l'Entreprise Ballot, 155 Bd Haussmann à Paris.
Celle-ci installe ses bureaux à La Primaube. Le choix de ce lieu est dû à la présence de la petite gare SNCF, une grosse partie des matériaux arrivant par convois ferroviaires. La gare de La Primaube est agrandie pour la circonstance. De là, la société commande et supervise la construction des cinq barrages et va gérer la vie des 2500 ouvriers qui vont arriver sur l'ensemble du Lévézou.

 

Continuer vers la plage des Rousselleries puis aller jusqu'au "Vibal".

La plage des Rousselleries

La plage des Rousselleries

Plage communale aménagée, surveillée en juillet et août.
De là, beau point de vue sur le lac. Cette profonde vallée du Viaur s'est totalement transformée, les escarpements ayant été submergés, le Viaur s'est étalé, assagi, il a pris l'apparence et les dimensions d'un large estuaire aux nombreux méandres et multiples bras.
Entre des rives verdoyantes d'où s'échappent de petits promontoires, il remonte vers le nord, au pied du Vibal, curieux village grimpant à flanc de coteau, à l'orée de la forêt des Palanges.

 

Reprendre la route du Vibal et traverser le village. En sortant, prendre la direction : "Arques", et après quelques km tourner à droite : le Moulin Fabre.

 

Le moulin Fabre

Aller jusqu'au moulin qui est une propriété privée, longer le Viaur, le pont de pierre a remplacé la passerelle autrefois en bois. En aval du pont, le lac de Pont-de-Salars se termine. En amont, le Viaur reprend ses droits et vous offre un aperçu de cette vallée encaissée et sauvage, havre de verdure et de paix, lieu bien connu des pêcheurs.
Les 190 hectares de superficie du lac de Pont-de-Salars ont immergé une partie de la vallée du Viaur, avec quatre moulins. Le plus ancien était connu depuis 1364 (tous les bâtiments ont été rasés, avant la montée des eaux).
Une seule construction demeure sous le lac, le pont du Désert (datant de 1890, rénové en 1912), pont à dos d'âne qui reliait Pont de Salars à Mérican (approximativement situé à la hauteur du Camping du Lac).

 

Continuez la D 29 direction "Ségur". À la sortie du pont prendre à droite la D 243 direction : "Les Vernhes" : vous arrivez au Lac de Pareloup.

Le Lac de Pareloup

Le Lac de PareloupPièce maîtresse de l'ensemble des cinq lacs, le lac de Pareloup est la plus imposante nappe artificielle de la région, avec 170 millions de m3 d'eau. Il s'étend jusqu'à Salles-Curan et à une dizaine de kms vers l'est, et compte 120 kms de berges. Pareloup, édifié sur le Vioulou, a noyé une vaste cuvette (1240 hectares) où les eaux se sont étalées, remontant dans chaque affluent et donnant un contour très ramifié. Une vue aérienne peut révéler à quel point ses contours sont tourmentés : en certains endroits, des criques nettement dessinées forment une sorte de feston compliqué, alors que plus loin, les bords sont rongés ou piquetés de fines avancées rocheuses. Ailleurs, le rivage s'effiloche, déchiré par des éperons pointus ou de larges presqu'îles. Tous les sports nautiques peuvent y être pratiqués.
Du pont de la Cléta (né avec le lac dans les années 50), vous apercevez l'étendue de la réserve d'eau.
À partir de 1946 l'entreprise Ballot, maître d'œuvre de la construction des barrages, organise toute l'intendance de son personnel : logements, coopératives, cantines, centres sociaux et médicaux, sur les lieux des cinq chantiers. Des baraquements pour célibataires sont bâtis et de petites maisons individuelles pour les familles. Sur l'ensemble, 70 cités dortoirs et 240 pavillons vont être construits. (de plans identiques, certains, remaniés, subsistent encore).

Les Vernhes

Les Vernhes

Port artificiel créé dans les années 85-90, avec embarcadère pour le bateau promenade, plage, complexe commercial et résidences d'été
Très belle vue d'ensemble sur le lac et au loin, sur l'autre rive, on aperçoit la ferme du Caussanel, dont la majorité des bâtiments a été reconstruite par E.D.F. Ici, comme à Pont-de-Salars, toutes les constructions ont été dynamitées avant immersion, sauf le pont des quinze arches, d'origine romaine, enjambant le Vioulou sur l'ancien tracé de la route reliant Pont de Salars à Salles-Curan (englouti à peu près au milieu du lac).

 

Quitter les Venhes en direction de "Salles Curan" et au rond-point reprendre à droite la direction de "Saint Martin des Faux", par la D 557 qui longe le lac.

 

Saint martin des Faux

Petit village rural à 852 m d'altitude. Les Faux = les hêtres. Un bras du lac offre de petites plages, très agréables.
En 1946, la population réagit lentement à l'idée de l'implantation des barrages et de leurs conséquences directes. Sous l'impulsion du Dr Amans, Maire et Conseiller Général de Pont-de-Salars, les agriculteurs menacés par l'expropriation fondent un syndicat de propriétaires intitulé : Comité de Défense des Agriculteurs. En décembre de la même année, il devient « Association de Défense des Intérêts Généraux des Individus et Collectivités lésées par la réalisation des barrages de la Chute du Pouget ».
Au total sur l'ensemble des barrages, 350 agriculteurs seront touchés par cette expropriation, à des niveaux différents.

 

Traverser le village de Saint Martin et continuez sur la D 577 puis sur la D 56 jusqu'à Arvieu.

Arvieu

Arvieu

C'est un petit bourg rural dynamique, tourné vers le tourisme, avec sa plage surveillée à Pareloup, et ses nombreuses animations.
Dès 1946, un grand nombre de corps de métiers du bâtiment vont se croiser. Ce brassage de population (le quart était constitué de Nord Africains, Italiens, et Espagnols) aux habitudes et coutumes diverses, apporte à la région un certain bouleversement. Dans les villages, les cafés et les épiceries fleurissent, les écoles s'agrandissent. Les relations entre les autochtones et les habitants des cités ouvrières sont cordiales. Beaucoup d'idylles ébauchées se terminèrent devant M. le Maire.
Le travail dur, réalisé au rythme de 8 heures par jour en hiver, et 9 heures en été, nécessitait des heures de repos aux animations intenses et variées ; aussi, bals populaires, séances de cinéma furent nombreux et très fréquentés. Les Italiens animaient les bals, et les séances de cinéma s'improvisaient dans les cafés.

 

À la sortie d'Arvieu prendre la direction "d'Alrance" et de "Villefranche de Panat", (D 526 et D 25). En empruntant la D 25 on longe le lac de Villefranche de Panat, et l'on arrive au centre du bourg.

Villefranche de Panat

Le barrage de Villefranche de Panat est construit sur l'Alrance, à la cote 727 : hauteur de 17 m, avec une longueur de crête de 332 m. et un volume de béton de 29 000 m3. La retenue est égale à 10 millions de m3 d'eau avec une surface de 200 hectares. Elle reçoit les eaux de Pareloup. Du réservoir de Villefranche, une galerie de 3m40 de diamètre, longue de 4690 m, conduit les eaux au petit réservoir de St Amans, qui a la même cote que Villefranche. L'usine électrique d'Alrance propulse les eaux vers St Amans. L'Alrance est un ruisseau qui prend sa source à Alrance. Après un parcours de 44 kms, il se jette dans le Tarn à Brousse le Château.
À la place du lac se trouvait une jolie plaine où serpentait l'Alrance. La vallée a disparu, la pièce d'eau qui la remplace est riante et très facile d'accès. À l'ouest, la forêt du Lagast pousse quelques prolongements jusqu'à proximité des berges, qu'elle vient ombrager. En face, derrière l'usine électrique d'Alrance, s'étire une ligne de crête. Au sommet : la tour carrée de Peyrebrune.
Actuellement, l'économie du bourg repose sur l'agriculture (l'élevage ovin) et le tourisme. Avec ses plages aménagées et surveillées en juillet et août, toutes les infrastructures nécessaires, des animations nombreuses et variées, on y passe d'agréables vacances familiales, au bord du lac.

 

À la sortie de Villefranche prendre direction "la Besse" par la D 510 puis aller à "Saint Amans".

Saint Amans

Le cinquième barrage de la série est en réalité un petit réservoir d'une capacité de 650 000 m3, d'eau pour une hauteur de barrage de 25 m, une longueur de crête de 125 m et un volume de maçonnerie de 15 000 m3. Une galerie souterraine de 590 m (3,40 de diamètre), puis à l'air libre une conduite forcée (2,50 de diamètre) auto-frettée de 1097 m aboutit (500 m plus bas) à l'usine du Pouget, point de convergence de l'ensemble. Le paysage est saisissant. Par une petite route pittoresque et sinueuse, vous découvrirez la profonde vallée où s'étire un ruban émeraude : le Tarn. (Suivre la direction de Costecalde, St Rémy, Ayssénes, Le Truel et l'usine du Pouget.)
À partir de 1946, lors de la réalisation de cet immense chantier, les matériaux nécessaires arrivent à la Primaube par chemin de fer et sont acheminés par camion sur les différents sites. Le gravier et le sable sont remontés du Tarn (Pinet) jusqu'au dépôt de ciment à Pont-de-Salars, grâce à un ingénieux système de wagonnets circulant en circuit fermé à l'aide d'un téléphérique. Ainsi, la matière première déchargée est aussitôt remplacée par du ciment, qui est déposé sur les différents chantiers. Puis les wagonnets descendent vides vers le Tarn, et reviennent pleins, ceci sans fin. Parfois, les agriculteurs, trouvaient dans leurs champs des tas de sable, de graviers ou de ciment, surtout les jours de vent, tout le long de ce circuit.
Témoins de ce temps révolu, il subsiste encore de gros socles de béton qui supportaient les piliers du téléphérique.

 

De Saint Amans, continuer jusqu'au Truel où EDF vous propose la visite passionnante de la centrale hydroélectrique du Pouget (sur réservation).

Le Truel

Petit village accroché à flanc de coteau à une altitude de 260 m. Traverser le village et se diriger vers l'usine électrique du Pouget pour la visiter. (1 heure de visite, jours et horaires : voir dépliant EDF)
Les eaux amassées par les cinq lacs viennent se jeter dans les turbines du Pouget, mais un groupe réversible (lors de son installation ce fût une première mondiale), permet indifféremment de remonter l'eau du Tarn dans la retenue de Villefranche de Panat ou de turbiner cette même eau en sens inverse !

 

Retour vers "Villefranche de Panat" par la D 31 et la D 25, traverser la Besse et prendre la direction "d'Alrance - la Tour de Peyrebrune" par la D 666. Vous allez ainsi découvrir l'autre rive du lac de Villefranche de Panat. D'Alrance, prendre la D 659 direction "Bonneviale", (première à droite direction "St Martin des Faux", puis à gauche pour passer à Bonneviale). Arrivés à "Notre Dame d'Aures", tourner à droite vers la retenue de Pareloup.

Le barrage de Pareloup

Le barrage de Pareloup La hauteur du barrage est de 42 m, pour une longueur de crête de 230 m, avec un volume de béton de 35 000 m3. Le réservoir accumule 170 millions de m3 d'eau à la cote 805, pour une surface de 1239 ha. Il reçoit les eaux du Viaur (Pont-de-Salars) et du Bage par pompage. Une galerie de 3,25 m. de diamètre et de 10 900 m de long part de Pareloup vers le lac de Villefranche de Panat. ( Se reporter au schéma EDF à l'entrée de la Crête)
Le barrage a été construit sur le Vioulou (grossi dans le lac par deux petits affluents, le Connes et le Rieutord). Ce cours d'eau prend sa source près de Bouloc et parcourt 36 kms avant de se jeter dans le Viaur.
Le nom de la retenue, Pareloup, est en réalité le nom du moulin qui se trouvait à proximité du barrage. Le Vioulou, en ce lieu, formait une gorge étroite et profonde, qui était un lieu de passage naturel pour les loups remontant du Ségala (région voisine) vers le Lévézou. À la saison, les chasseurs s'embusquaient aux abords du moulin pour les supprimer. Du moulin, rien ne reste, mais le joli pont à dos d'âne, qui permettait de traverser le Vioulou, est intact mais invisible, car sous les eaux. En aval, le Vioulou se faufile dans une étroite vallée riche en escarpements rocheux, vers le Viaur.

 

Vous traversez la retenue puis vous continuez la D 176 jusqu'à "Canet de Salars". Vous allez ainsi longer le lac de Pareloup et découvrir la beauté de ses nombreux méandres.
Après la visite de Canet, prendre la direction du lac de Bage par la D 538 (sur 3,5 km) puis à droite sur la D 56 vers Pont de Salars. Cette petite route vous mènera au petit lac de Bage.

Le lac de Bage

Coincé au fond d'un vallon, il n'a pas pu s'étendre et semble peser avec plus de force sur la voûte du barrage qui l'emprisonne dans cette étroite cuvette. Le barrage a été réalisé sur le ruisseau Le Bage, qui après un cours de 12 kms de long se jette dans le Viaur vers St Georges de Camboulas.
La longueur de la crête est de 165 m, avec 28 m de hauteur de barrage pour un volume de béton de 9000 m3. La superficie du réservoir est de 53 ha. et sa capacité est de 3 100 000 m3, à la cote 715. Il reçoit par gravité, les eaux du lac de Pont-de-Salars. Une galerie part de Bage vers Pareloup, d'une longueur de 6375 m, et 2,60 m de diamètre. De l'usine de Bage, située en pied de barrage, deux groupes motopompes refoulent l'eau dans la galerie, vers Pareloup.
En raison de sa faible superficie et du danger que représente le pompage de l'eau vers Pareloup, le lac de Bage est réservé à la pêche. Baignade et canotage y demeurent interdits.

 

Continuez la D 536 jusqu'à Pont de Salars, la boucle est ainsi terminée.

Office de Tourisme de Pareloup Levezou - Place de la Mairie - 12290 Pont-de-Salars
Tél.: 05 65 46 89 90 / Fax : 05 65 46 81 16 - E-mail : contact@levezou-viaur.com

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