Poussez les portes de nos églises et édifices religieux ! Du gothique au baroque, vous découvrirez une architecture riche et diversifiée !
Comme tout l’occident après l’An Mil, Le Lévezou fut marqué par ce qu’on appelle un
« Printemps de l’Europe ».
C’est au XIéme et XIIéme siècle que se développa l’architecture romane. Même après, l’art gothique pourtant florissant, ne put vraiment l’occulter.
D’ailleurs, il existe dans le Lévézou, des édifices (Eglises, Bastides, châteaux féodaux,…) mélangeant les 2 styles avec succès.
Ces 2 arts illustrent, décorent, suggèrent et diffusent le sens moral et dogmatique des textes sacrés.
Vous arrêterez vos pas, souvent malgré vous, devant la Chapelle de Salars ou le Prieuré de Comberoumal. Vous ne pourrez manquer d’apercevoir, roulant vers le Ségala, l’abbaye de Bonnecombe.
Tant de petites chapelles romanes, monastères, hospices autrefois accueillant des pèlerins, ruelles, fontaines, chemins de St Jacques de Compostelle….. vous obligeront à revenir, et même à faire une longue halte !
L’Art roman représente le 1er art de l’Europe occidentale, celui d’un monde nouveau guéri des souffrances des invasions barbares, d’un monde de bâtisseurs défiant le temps et la pierre.
Ce qui nous frappe aujourd’hui, pas seulement sur le Lévezou mais dans toute l’europe romane, c’est la simplicité, l’austérité presque des églises, l’accueil fait à la lumière qui se joue de l’ombre (protectrice et présente), et la vision apaisante des scènes bibliques sculptées.
Cet enseignement biblique est illustré par divers moyens architecturaux :
- les chapiteaux (décor végétal, personnages bibliques, critiques des malheurs du temps, us et coutumes locales),
- les portails à tympan aux thèmes intégrant une abondante statuaire (le Jugement dernier, l’Apocalypse, l’Ascension du Christ),
- les peintures murales, plus colorées, qui sont délaissées à l’époque gothique au profit du vitrail.
L’Eglise romane symbolise Dieu, elle est à échelle humaine d’où la sobriété et la simplicité de son architecture. Outre le 1er rôle de lieu de culte, l’Eglise servait à la fois de refuge, de coffre-fort, d’entrepôt ou encore de grenier. Le culte des reliques est aussi à mentionner car il était source de richesse. On venait parfois de loin pour vénérer les reliques du Saint gardées dans une châsse (exemple : Conques et les reliques de Sainte Foix).
Avec l’art gothique, les églises deviennent plus aériennes, plus hautes et percées de grandes baies car les techniques se sont améliorées. L’élévation des tours gothiques symbolisent l’élévation de l’âme, et traduisent un modèle spirituel (Dieu est Lumière).
Second art de l’Europe occidentale, le style gothique se reconnaît par la forme des ouvertures (partie supérieure en ogive), des édifices à la fois hauts et fins, des flèches souvent pointues et ciselées, un transept nettement développé, des vitraux nombreux et colorés, représentant des scènes complètes des évangiles, et des statues colonnes contre les murs extérieurs.
On distingue quatre phases chronologiques :
- le gothique de transition, juste après le roman (1130-1230)
- le gothique de base, calqué sur le modèle de Chartres (XIIIéme siècle)
- le gothique rayonnant (XIVéme siècle)
- le gothique flamboyant (XVéme siècle)
• Visites guidées en juillet et en août tous les jours à 16h.
• Hors saison et groupes sur réservation.
• Ouvert toute l'année
• Visite du grand réfectoire : exposition : histoire de l'abbaye et des sites cisterciens.
• Visite de l'abbatiale, de la crypte, du chauffoir et du Cellier.
• Animations liturgiques.
Tarif libre.
Tél. 05 65 74 15 21
Fax : 05 65 74 18 64
La grande porte donne accès à l'ancienne abbaye de Bonnecombe constituée d'un ensemble de bâtiments restaurés, d'un cloître, d'une église, de jardins...
Au milieu du XII ème s, alors que les ferveurs religieuses se développaient, les cénobites vinrent s'installer à Bonnecombe. Leur but : se détacher du monde extérieur et mener une vie où seuls l'abnégation et les sacrifices importaient. Quel lieu rêvé pour l'isolement que Bonnecombe, sise au fond de la Gorge du Viaur en pleine forêt de Lafon. La fondation monastique bénéficia de nombreux dons ainsi que de la protection de l'évêque de Rodez.
Ce lieu devint un monastère cistercien consacré en 1167 par l'Abbé Gausbert de l'Abbaye de Candeil en Albigeois. L'abbaye fut fermée en 1792 et ses propriétés vendues comme biens nationaux.
L'évêque de Rodez racheta les bâtiments en 1876 à la Société des Mines de Carmaux et y installa les moines cisterciens d'Aiguebelle. Ces derniers entreprirent la restauration du site et de l'église qui fut consacrée en 1891. Tour à tour, les moines trappistes prirent possession des lieux avant de céder la place à des moines orthodoxes en 1965 qui eux-mêmes partirent 3 ans plus tard. De 1968 à 1980 un centre de réinsertion sociale prit place dans ces locaux, en 1980 vinrent 10 membres de la communauté de l'Arche, 3 ans plus tard ils étaient 90.
Aujourd'hui, les membres de la communauté des Béatitudes y vivent et travaillent à l'embellissement de ses abords.
Ancien prieuré de l'ordre de Grandmont, fondé à la fin du XIIème siècle. Batie selon les règles des grandmontains. L'église n'a pas de clocher et possède une nef unique avec voûte en berceau, elle est éclairée par quatre fenêtres romanes percées dans le choeur demi-circulaire.
L'ensemble de l'édifice se compose d'un cloître, d'une salle capitulaire de plan carré avec voûte romane et porte à triple arcature, d'une salle commune et d'un dortoir.
Chaque année au mois d'août le prieuré accueille un concert prévu dans le cadre du Festival de Musiques Sacrées de Sylvanès.
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